Mot du Président de l'association du lac Paquet
Lors de la dernière assemblée du lac le 24 août 2006 j’ai accepté de vous représenter comme président de notre association. Je fais parti de l’association depuis mon arrivé au lac Paquet en 1990 et aussi comme membre directeur depuis 1992. Je me suis occupé entre autre du dossier de l’environnement.
Comme plusieurs je rêvais d’avoir un chalet à la campagne sur le bord d’un lac et d’y venir l’habiter à ma retraite.
Comme nouveaux arrivants sur le bord d’un lac nous sommes portés à reproduire nos connaissances et nos réalisations de citadins ou de banlieusards, c'est-à-dire avoir un beau gazon que nous engraissons et que nous voulons sans mauvaise herbe, de belles plates-bandes, une piscine à l’eau parfaite que nous contrôlons à chaque jour pour le bien-être de nos gens, des lumières qui éclaire le tout pendant la noirceur en plus des lumières de rue qui ajoute de l’éclat nocturne.
Et nous nous installons à la campagne sur le bord d’un beau lac avec nos connaissances de citadins.
Que faisons nous de notre terrain : d’abord une vue au lac, on déboise la rive et on y installe un beau gazon et un quai qui souvent bloque la libre circulation de l’eau. Et pourquoi pas un dix roue de sable pour notre nouvelle piscine. Et l’épuration de nos eaux usées nous découvrons que nous avons des droits acquis et l’on ne ce soucis pas de son bon fonctionnement après tout il n’y a pas de senteur. Et pourquoi vidanger sa fosse il n’y a pas de loi nous y obligeant et ça coûte cher. Et le comble aucune lumière de rue n’existe et l’on s’installe des lumières au mercure ou au sodium que l’on laisse ouvertes toutes la nuit. On est gentil de la lumière pour tous nos voisins. Et comme c’est trop calme l’on met de la musique extérieur de quoi combler ce silence qui nous pèse. Les voisins l’aiment sûrement. Et après tous nous sommes chez nous avec tous nos droits.
Il y a aussi tous ceux qui depuis longtemps ont occupés les bords de lac. Ils étaient peu nombreux et ils ne connaissaient pas la fragilité du milieu qu’ils occupaient.
Cela se veut une réflexion personnelle et pour tous ceux qui sentent le besoin de faire cette réflexion.
Comment traitons l’eau de notre notre lac : tous les produits que nous utilisons se retrouveront indubitablement dans le lac : savons à linge, savon à vaisselle, savon pour l’auto et ses détritus, engrais, pesticides, insecticides, savon à laver nos murs de maisons, décapage de nos patio en bois traités et son arsenic, teinture de bois que nous renouvelons aux 5 ans, essence et huiles de nos moteurs de bateaux….etc. Et pourtant nous étions si vigilants de notre piscine….
Mais nous avons oublié une chose, sûrement par ignorance : c’est la grande fragilité du milieu que nous avons conquis.
Déjà en 1985 le lac a souffert d’un « bloom » d’algues bleues (cyanobactéries) de type anabeana toxiques pendant un mois. Les résultats d’analyse suite à ce problème ont démontrés que notre lac était atrophe (modérément pollué) et dystrophe (pauvre en nourriture pour les poissons) et que le phosphore y était trop élevé ce qui crée des montées d’algues et la prolifération de plantes aquatiques.
En septembre 2006 le lac a encore souffert d’un « bloom » d’algues bleues (cyanobactéries) de type anabeana. Tous ont reçu un avis du ministère de la santé publique distribué d’urgence par la municipalité comme quoi notre lac sera toxique pour un mois. Des mesures d’approvisionnement en eau potable et de douches à l’aréna furent mises à la disposition des résidents. Un biologiste propriétaire au lac est en voie de réaliser une analyse biologique de notre lac. Ces résultats vous seront communiqués aussitôt que nous en aurons les résultats.
Je suis entouré d’une équipe qui a cœur la survie de notre lac et aussi de se renseigner sur tout projet qui pourra améliorer notre lac et le bien-être d’y vivre tout autour.
Déjà une vente a failli échopper à cause des cyanobactéries et le prix a du en être réduit. Dans un avenir rapproché les acheteurs de maison demanderont une analyse de l’état d’un lac avant d’acheter. Souhaitons que ces analyses seront conformes lorsque nous disposerons de notre maison.
Est ce que le gouvernement pourrait nous aider en renforçant les lois? Le ministre de l’environnement a bien répondu : voila un problème qui appartient à chacun des résidents d’un lac ils n’ont qu’a se prendre en main. Et voila la balle est dans notre camp.
La ville de Rivière-Rouge est très consciente du problème et déjà elle vient de passer un règlement interdisant les engrais et les pesticides sur le bord des lacs. Un autre projet à l’étude de la ville nous aidera à reboiser nos rives. Souhaitons qu’elle adopte un règlement pour le bon fonctionnement des fosses septiques en y incluant un mode de subvention ou de prêt à long terme pour les rendre conformes et un autre règlement qui obligerait les occupants à vidanger leurs fosses septique selon la réglementation.
Ne vous demandez pas ce que les instances peuvent faire pour votre lac mais demandez vous plutôt ce que vous pouvez faire pour améliorer votre lac.
Je me charge avec mon équipe d’explorer toutes les avenues et de vous transmettre toutes les solutions afin de conserver notre lac pour le bien de tous et chacun. Il peut prendre de 5 à 10 ans pour retrouver un lac sein selon le docteur en biologie André Hade. Il serait bon de suivre ses enseignements.
Je vous laisse avec cette maxime :
IL N’Y A AUCUN DROIT ACQUIS À POLLUER.
Michel Laurin Président
aout2007
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